
À la lumière des problèmes criant d’accessibilité à la justice et de l’importance de systématiser la culture pro bono qui existe déjà chez les avocats, est née l’idée de créer un mécanisme permanent par lequel chaque cabinet ou avocat participant s’engagerait à fournir annuellement un nombre d’heures de services juridiques gratuits, lesquelles seraient « déposées » dans une banque d’heures pro bono « virtuelle ».
Des programmes similaires existent notamment en Ontario (www.pblo.org), en Colombie-Britannique (www.probononet.bc.ca), en Alberta (www.pbla.ca), en Saskatchewan (www.pblsask.ca) et aux États-Unis (www.probono.net).
Au Québec, cette initiative a été amorcée en avril 2005 par Me Guy Pratte, associé chez Borden Ladner Gervais. Étaient membres du groupe de travail des représentants de plusieurs autres cabinets d’avocats dont Fasken Martineau Dumoulin, Fraser Milner Casgrain, Heenan Blaikie. McCarthy Tétrault, Miller Thomson, Ogilvy Renault, Osler, Robinson Sheppard et Stikeman Elliott. Des représentants du Barreau du Québec et de la magistrature ont également participé aux travaux.
En novembre 2007, avec l’accord du groupe de travail dirigé par Me Pratte, le Barreau du Québec confiait à un comité le soin de s’approprier ce projet et d’en définir les paramètres afin d’en faire une initiative à l’échelle de la province.
Après plusieurs mois de travail, le comité déposait son rapport et le Conseil général, lors de sa réunion du 25 septembre 2008, adoptait une résolution créant Pro Bono Québec, un nouvel organisme phare du Barreau du Québec.
Le 20 octobre 2008, Pro Bono Québec s’incorporait en vertu de la Partie III de la Loi sur les compagnies du Québec. Sa dénomination sociale officielle est le « Centre Pro Bono Québec inc. ».